Tuesday, June 19

Une voiture branchée sur le réseau électrique (Canada).

Les Torontois verront bientôt sur leurs routes une dizaine de voitures hybrides branchées, c'est-à-dire des hybrides que l'on peut brancher dans une fiche électrique de maison (110 volts) afin de rouler en mode électrique plus longtemps. Cette technologie permettrait de diviser par deux la consommation d'essence des voitures hybrides classiques, qui sont déjà les plus économes sur le marché.
Huit Toyota Prius, une Civic hybride et une Ford Escape hybride seront modifiés afin de vérifier leur fonctionnement quotidien dans un environnement urbain. L'objectif est d'avoir 200 voitures hybrides branchées sur la route dès 2008. Cette technologie permet de réduire la consommation d'essence de manière importante tout en diminuant la pollution atmosphérique et les émissions de gaz à effet de serre (GES), surtout si l'électricité est hydroélectrique ou nucléaire.
Des batteries supplémentaires seront ajoutées à dix hybrides, ce qui leur permettra d'emmagasiner plus d'énergie électrique, et donc de rouler en mode presque complètement électrique durant une portion des déplacements, qui équivaudrait aux premiers 50 km d'un voyage. Puisque les déplacements quotidiens sont souvent plus courts, les gains potentiels sont alléchants.
Un avantage important du "modèle branché" est que son autonomie de déplacement n'est pas contrainte par le mode électrique.
Il est enfin intéressant de noter qu'aucune initiative similaire n'existe actuellement au Québec, qui tire environ 94% de son électricité de sources hydrauliques, ce qui permettrait de maximiser les gains potentiels d'une technologie dont l'utilité dépend directement de la source d'électricité alimentant le réseau auquel il est rattaché.


Biologie Médecine: Les scientifiques de l'Université de Calgary dévoilent "l'humain virtuel".

Connu dans la communauté biomédicale sous le nom de la "Cave", le Sun Center of Excellence (COE) for Visual Genomics de la faculté de médicine de l'Université de Calgary a créé un modèle complet de corps humain en 4 dimensions. Ce modèle a été réalisé par une équipe de 24 personnes dirigée par le Professeur M. Sensen.
Ce système nommé CAVEman permet à l'utilisateur de plonger virtuellement à l'intérieur du corps humain. Chaque élément (sections du squelette, vaisseaux sanguins, muscles, organes), représentés par des modèles informatiques, peut être vu. L'impact d'une maladie et l'effet de réactions biochimiques est supporté par le modèle et le chercheur peut évaluer de visu les conséquences dans le corps humain.
A l'heure actuelle, le simulateur est utilisé pour la réadaptation de prothèse d'osséointégration craniofaciale et maxillo-faciale (COMPRU) de l'Hôpital communautaire Misericordia, à Edmonton. La planification pré-chirurgicale et plus généralement, les études sur les maladies de l'os comme l'ostéoporose seront durant quelques temps les applications privilégiées. Mais les attentes de ce projet sont énormes dans les domaines de la prévention et du traitement des maladies comme le cancer, le diabète, la maladie d'Alzheimer et la maladie de Parkinson ; de la planification pré-chirurgicale, de l'établissement de diagnostics et même de la cartographie génomique.

Pour plus d'informations : http://www.ucalgary.ca/news/may2007/CAVEman

Monday, June 11

Microsoft Surface : le futur ?

La société Microsoft vient de dévoiler officiellement son projet Surface, une nouvelle interface futuriste basée sur un écran tactile de très grande taille qui supporte le "multi-touch" (plusieurs points de contacts simultanés). Microsoft étant avant tout un concepteur de logiciels, il a donc développé un système d'exploitation permettant de profiter au mieux de cette nouvelle interface. Le résultat est bluffant et fait pour l'instant l'unanimité. Microsoft a présenté une table qui intègre un écran tactile de 30 pouces. Cet écran peut être utilisé par plusieurs personnes en même temps pour regarder des photos ou encore jouer des jeux. Il pourrait également s'intégrer facilement dans les restaurants pour passer commande, etc. Le prototype actuel embarque un processeur Intel Pentium 4 cadencé à 3 GHz et 2 Go de mémoire mais également cinq caméras infrarouge qui permettent de détecter certains mouvements au dessus de la table. Enfin, on notera que le concept Surface de Microsoft détecte automatiquement les objets qu'on lui pose
dessus ce qui permet la synchronisation automatique des PDAs ou encore le déchargement des photos.

Des chercheurs du Media Research Laboratory de l'université de New York ont développé une interface tactile "multi-touches" qui permet d'interagir sur un écran avec tous ses doigts à la fois et même avec plusieurs utilisateurs. Si l'avancée peut paraître désuète, la vidéo réalisée par l'équipe de recherche montre les possibilités de cette nouvelle interface et pose clairement les bases des interfaces de demain avec un système d'exploitation en 3 dimensions, des maniements rapides, simples et fluides.L'équipe de développement travaille désormais sur la reconnaissance des différents doigts (pouces, index, majeurs...) qui permettrait d'associer chaque doigt à une action particulière et d'améliorer encore l'interface qui semble déjà très prometteuse.

Simulation d'un réseau de 16 millions de neurones par IBM

Des chercheurs d'IBM ont rendu publics deux rapports portant sur des simulations à grande échelle de réseaux de neurones. L'objectif était de reproduire un système proche du cerveau d'une souris, tant par la taille que par le nombre de connexions et leur activité. Le nombre estimé de neurones pour les deux hémisphères du cortex du rongeur est de 16 millions (100 milliards pour un cerveau humain), avec 8.000 synapses par neurone. Les délais des influx nerveux ont été fixés entre 1ms et 20 ms. Une telle modélisation impose des contraintes énormes en matière de puissance de calcul et de mémoire. Les équipes des laboratoires IBM Almaden Research Lab et de l'University du Nevada ont utilisé un supercalculateur BlueGene/L pour mener à bien la simulation. Il s'agit d'une machine à 4.096 processeurs avec 1 To de mémoire centrale capable d'atteindre 9,4 TFLOPS qui occupait le 64e rang au classement mondial avec cette configuration fin 2006.Dans un premier temps, un modèle simplifié a été testé : 8 millions de neurones avec 6.300 synapses par cellule. La simulation a été calculée pour 10 secondes, à une vitesse dix fois inférieure au temps réel d'activation des neurones. Ainsi, avec une résolution de 1ms et une fréquence de 1Hz, l'expérience a permis de simuler 1 seconde de fonctionnement de la moitié du cerveau d'une souris. Une deuxième expérience a été menée ensuite, en simulant le fonctionnement de 16 millions de neurones avec 8.000 synapses par neurones. Les chercheurs ont mis en oeuvre une configuration à 8.192 processeurs de leur BlueGene/L avec 4To de mémoire vive. La simulation de 5 s de fonctionnement a été effectuée en 168 s en temps réel. Un dernier test de montée en charge a permis de réaliser la même expérience avec 16.000 synapses par neurone pour un temps d'exécution restant dans le même ordre de grandeur.Ces travaux ne tendent pas pour le moment à reproduire le fonctionnement d'un cerveau, mais plutôt à mettre en évidence la faisabilité de simuler un nombre important de connexions et d'étudier l'échange d'informations à si grande échelle. Les chercheurs ont en particulier pu affiner leur modèle pour éviter les phénomènes d'atténuation ou d'avalanche dans le déclenchement des influx nerveux. Les recherches en intelligence artificielle pourraient bientôt tirer profit de cette prouesse technologique.

Friday, June 8

Informatique: MRAM # SRAM

La future puce d'ordinateur pourrait s'appeler MRAM. Contrairement à ses cousines actuellement utilisées, la MRAM garde l'information même lorsqu'elle n'est plus alimentée, et possède encore bien d'autres avantages. Seulement, cette puce reste bien plus lente que ses consoeurs. C'est un problème auquel Hans Werner Schumacher de l'office fédéral des techniques physiques (PTB) a trouvé une solution. Avec l'aide de sa " méthode balistique " les plots magnétiques sont orientés de façon ponctuelle, séparément les uns des autres, ce qui abaisse le temps d'accès à moins de 500 picosecondes (ps) et permet à la MRAM future, avec des taux de synchronisation semblables aux plus rapides de la SRAM, de concurencer cette dernière.
Dans une MRAM l'information n'est pas stockée sous forme de courant électrique mais dans l'orientation de petites cellules de stockage (spins magnétiques). Cependant, les prototypes de MRAM ne sont pas encore assez rapides pour être concurrentiels : le temps de programmation d'un bit magnétique est d'environ 10 nanosecondes (ns). Cette limite est liée aux propriétés physiques fondamentales des plots magnétiques ; qui veut passer sous le taux de synchronisation de 100 MHz est confronté au problème de relaxation des bits magnétiques : lorsque l'on oriente un plot, on influe sur un grand nombre d'autres, et 10 ns sont nécessaires pour pouvoir " écrire " sur un nouveau plot.
Le PTB de Brunswick a mis au point un nouveau procédé de contrôle par bit, dont l'idée fondamentale est le contrôle balistique par bit (" ballistic bit addressing "). Celui-ci fonctionne avec des impulsions ultracourtes de 500 ps, ce qui porte le taux de synchronisation à 2 GHz, taux qui pourrait encore être augmenté en " écrivant " non plus sur un, mais sur plusieurs bits en même temps.
La MRAM devient ainsi une concurrente sérieuse de la SRAM.

Des CD d'une capacité de stockage de 150 Go à 200 Go

Des chercheurs de l'université nationale de Taiwan (NTU) ont annoncé avoir augmenté les capacités de stockage des compact-disques (CD) jusqu'à 150 voire 200 gigaoctets. Ces nouveaux CD utilisent la technologie "nano-class super-resolution optical near-field structure" aussi appelée Super-RENS. Elle permet de graver des données sur un disque avec un intervalle d'écriture de 90 nanomètres seulement. La différence est nette par rapport aux 800 nm nécessaires pour graver de simples CD et aux 400 nm pour les DVD.

La capacité de stockage actuelle est de 650 à 700 Mo pour un CD normal et de 4,7 à 17 Go pour les DVD. Les successeurs du DVD que sont le HD-DVD et le disque Blue-Ray ont des capacités de stockage respectives de 45 Go en triple couche et 50 Go en double couche.

Il faut noter qu'une autre technologie, le disque holographique polyvalent, est aussi en cours de développement aux Etats-Unis et en Europe, mais a peu de points communs avec ces prédécesseurs optiques. Ces disques ont une capacité de stockage théorique de 3,9 téraoctets, mais doivent être lus à l'aide de deux rayons lasers superposés.